Helium - 10ème parcours d'ateliers d'artistes

Le 10ème parcours organisé par Helium a commencé le weekend dernier et se prolongera le week-end prochain. Vous pourrez retrouver la totalité du programme sur le site d'Helium.

Quant à moi je vous attendrai à nouveau dans les profondeurs du Moulin d'Ors à Châteaufort, de 14h à 19h samedi 11 octobre et de 11h à 19h dimanche 12 octobre. Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette belle photo prise dimanche dernier par Robert Monestier et qui vous donnera un aperçu de mon accrochage. Allez, venez! ;)

Localement Vôtre

C'est Anne-Laure Leborgne qui se cache derrière Localement Vôtre. Anne-Laure à souhaité créer un espace sur le net afin de rendre visibles les producteurs et les créateurs yvelinois. Nous nous sommes rencontrées au début du mois et voici l'article qu'elle a écrit sur mon travail et que je vous encourage à lire directement sur son blog en cliquant ici.

Bonne lecture!

L'Art est dans le pré

Le 7 septembre dernier a eu lieu L'Art est dans le pré, exposition que j'organise avec Pascale Zimmermann dans le jardin du Gîte de la Roseraie. Cette troisième édition fût un immense succès puisque nous avons accueilli près de 400 visiteurs sous un soleil radieux! Je vous laisse découvrir ci-dessous un article parut dans Les Nouvelles de Rambouillet, qui retranscrit parfaitement notre état d'esprit et l'ambiance de cette journée.

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  photographies @famille Zimmermann

photographies @famille Zimmermann

Les plasticiens en quête de statut

Article parut dans Le Monde le 25.07.2014

LES PLASTICIENS EN QUÊTE DE STATUT

Par Emmanuelle Lequeux

« Tu vois Atlas, celui qui porte le monde ? Eh bien Atlas, c'est nous, les plasticiens, qui portons un monde de galeries, musées, centres d'art, critiques, régisseurs, gardiens… Sauf qu'Atlas est au RSA ! » Cri du cœur lancé par un jeune sculpteur, au moment où les intermittents du spectacle ont commencé à entrer en scène au printemps.

Depuis quelques mois monte une colère rarement exprimée. A la mi-juillet, un groupe Facebook de 650 plasticiens s'est constitué pour la cristalliser, autour de l'idée d'« une économie solidaire de l'art ». Lutte des classes au sein des précaires de la culture ? Le but n'est pas de condamner le régime des comparses du spectacle vivant mais de tenter d'améliorer le système.

COMBIEN DE MILLIERS DE CRÈVE-LA-FAIM

Et de rappeler comment eux, peintres, dessinateurs, vidéastes, vivent. Survivent, plutôt. Pour un millionnaire dont les ventes font la « une » des journaux, combien de milliers de crève-la-faim, dépendants d'un marché ultra-sélectif ?

On le sait peu, mais les plasticiens sont loin d'être aussi bien lotis que les intermittents. De statut, ils n'en ont point. Pour Pôle emploi, ils n'existent pas : travailleurs indépendants, ils ont pour seule recette la vente de leurs oeuvres. Le droit à la formation ? Il demeure très balbutiant. Pas d'accident du travail non plus. Les charges sociales ? Certes, le taux en est avantageux : 15 %. Mais il ne saurait faire oublier la terrible fragilité économique du secteur.

Impossible d'en dresser un tableau fiable, aucune statistique récente n'existe sur le sujet. Quelques chiffres cependant : plus de la moitié des plasticiens vivraient sous le seuil de pauvreté, selon le Comité des artistes-auteurs plasticiens (CAAP), une des principales organisations professionnelles. Leur revenu médian ? Deux fois plus faible que celui des salariés, selon la même source. Sur les 52 221 cotisants à la Maison des artistes (MDA, qui gère leur protection sociale), 57 % déclarent moins de 8 379 euros de bénéfice annuel (en 2012), plancher qui déclenche l'ouverture des droits sociaux (Sécurité sociale, retraite, etc.). Soit 29 765 artistes qui ont pour obligation légale de cotiser, sans pour autant bénéficier d'aucune couverture.

PETITS BOULOTS PLUS OU MOINS ALIMENTAIRES

Régisseurs, techniciens, professeurs en école d'art : tous multiplient donc les petits boulots plus ou moins alimentaires. Et ont recours à mille systèmes D pour s'en sortir. « Je tire toutes mes photos sur mon imprimante et je les épingle sans frais de cadre, témoigne le photographe Franck Gérard, qui a transformé la contrainte économique en choix esthétique. Je réalise moi-même l'installation de mes expositions, trois jours à mettre des épingles, et un seul centre d'art m'a déjà payé pour cela. On ne reçoit jamais non plus d'argent pour le temps de la création, si ce n'est grâce à des résidences ou des aides au projet du ministère. Je fais des emprunts pour financer mes voyages, la vente d'oeuvres reste très marginale dans mon économie. Mais j'ai choisi, mon travail est mon combat. »

« Une culture de la gratuité règne en France », confirme un autre. En effet, quand un plasticien expose dans un centre d'art ou un musée, son commissaire est payé, tout comme le graphiste de son catalogue, le gardien ou la femme de ménage. Mais pas lui. Sous quel prétexte ? On lui offre une magnifique vitrine où promouvoir son travail. Souvent, l'institution lui alloue une somme destinée à la production d'œuvres qu'il pourra mettre sur le marché. Pas besoin, donc, de le rémunérer.

Quid de la plus-value qu'il confère à l'institution où il expose ? « L'artiste est en grande partie dépossédé de l'argent qui circule autour de lui, et de plus en plus on sélectionne dans les expositions les seuls capables de payer leur propre production, ce qui fait que bientôt seuls les riches occuperont les cimaises », assure P. Nicolas Ledoux, à l'initiative du groupe Facebook déjà cité.

« UN DESSIN EN REMERCIEMENT DE LEUR SOUTIEN »

« La peur de se griller avec un musée en réclamant simplement son dû engendre une omerta très courante », poursuit Katerine Louineau, membre actif du CAAP. « Il est rarissime que l'on nous propose des droits de monstration, confirme le jeune sculpteur Lionel Sabatté, qui commence à vivre de son travail après des années passées aux minima sociaux. Dans les budgets alloués, il reste rarement de l'argent pour se rémunérer. Mais on se débrouille : j'ai par exemple fédéré un groupe de collectionneurs pour monter ma dernière exposition, et je leur offre un dessin en remerciement de leur soutien financier. »

Depuis peu, la situation tend à s'améliorer. Même si l'on reste loin du modèle québécois, qui applique une grille tarifaire sur les expositions, « les centres d'art sont désormais très attentifs à offrir des honoraires aux artistes, à professionnaliser les contrats, assure Aude Cartier, directrice de la Maison des arts de Malakoff. C'est bien sûr symbolique, quelques centaines d'euros, mais fondamental pour les aider à trouver une légitimité ».

TRÈS FAIBLEMENT SYNDIQUÉS

Cependant, là où les petites structures tendent à l'irréprochable, les acteurs plus solides comme le Palais de Tokyo ou le Centre Pompidou continuent à renâcler. La fédération des professionnels de l'art contemporain, le Cipac, travaille à assainir la situation, mais les progrès sont lents. Idem dans les galeries, qu'aucun contrat ne lie souvent aux artistes qu'elles défendent, et qui mettent parfois des mois à reverser l'argent des ventes. Le Comité des galeries d'art assure lui aussi réfléchir à la sécurisation de cette relation.

Alors, la révolution, pour quand ? Pas demain. Très faiblement syndiqués, volontiers individualistes, les plasticiens ne savent se fédérer. Et ne sont pas du genre à se plaindre : « Ce côté débrouille enrichit aujourd'hui ce que je fais, et me permet plus de fluidité », assure ainsi Lionel Sabatté.

Reste à inventer. « On pourrait par exemple rémunérer en honoraires les mois de recherche, comme on paye les répétitions d'un danseur, ou nous reverser un pourcentage sur la billetterie, ou augmenter le droit de suite pour les artistes vivants en cas de vente aux enchères, pour monter une caisse mutuelle de retraite », imagine ainsi P. Nicolas Ledoux.

Il ajoute : « Il ne faut pas oublier tous ceux qui se coupent volontairement du marché. Les politiques ont une place à prendre pour protéger ceux qui font le choix de ne pas vivre de l'industrie du luxe et de l'économie libérale. Car la finalité de notre travail est de produire de la pensée, et cela aussi mérite salaire. »

 

Et voici le groupe facebook mentionné

 

L'Art est dans le pré - l'affiche et le tumblr

Comme je vous le disais en mars: pour la troisième année consécutive, je fais partie de l'équipe d'organisation de l'Art est dans le pré. Il s'agit d'une exposition d'art et d'artisanat local qui a lieu chaque année dans le jardin du Gîte de la Roseraie.

Affiche réalisée par Guillaume Coquoz

 

Nous sommes tous bénévoles et presque tous autodidactes mais nous tentons chaque année de nous améliorer afin de vous offrir la manifestation la plus conviviale et la plus riche possible. Je suis particulièrement fière de vous présenter le tumblr de l'évènement que j'ai remanié presque entièrement seule (et vu mes compétences en la matière, ce n'était pas gagné d'avance!) Vous y découvrirez des informations sur le lieu ainsi que la liste des exposants. N'hésitez pas à cliquer sur leurs noms pour découvrir leur travail; les styles sont variés et je suis certaine que vous aurez, comme moi, quelques coups de cœur.

 

Rendez-vous dimanche 7 septembre!

 

 

Social presence

Certains l'auront peut-être remarqué, deux nouveaux liens sont apparus en bas de page depuis quelques mois. A côté des icônes "facebook" et "tumblr", il y a maintenant celles d'"instagram" et de "pinterest".

Si mes pages Facebook et Tumblr reprennent le contenu du blog, il n'en va pas de même concernant les deux autres puisqu'elles proposent un contenu inédit.

Sur Instagram vous pouvez suivre l'avancée de mes activités en direct; tandis que j'épingle sur Pinterest des images que j'aime, qui font écho à certains de mes travaux et/ou qui pourraient bien devenir un jour une source d'inspiration.

Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à me suivre!

 

Article

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Depuis plusieurs années, Laura Zimmermann, jeune artiste yvelinoise de 28 ans, s'intéresse à la violence dans les rapports sociaux, dans les relations entre adultes tout comme dans le domaine de l'éducation. Sensibilisée par la Journée contre la violence dans l'éducation ordinaire, dénommée aussi "la journée sans fessée", elle a voulu comprendre "comment en tant qu'adulte on transmet cette violence". Ses recherches l'ont amenée à une réflexion sur les enfants soldats, thème qui parcourt l'exposition et plus généralement sur les rapports réels ou ludiques des enfants avec les armes à feu. Elle a collecté des photos dont elle a gommé tous les détails qui auraient pu donner une indication sur leur origine de manière à extraire l'image de son contexte. "J'ai enlevé les paysages pour éviter qu'on puisse identifier s'il s'agit d'un enfant soldat ou d'un enfant qui joue" d'où une ambiguïté qui interpelle le spectateur et l'amène à construire toutes sortes d'hypothèses. Laura Zimmermann expose actuellement au Cub', un nouveau pub qui réunit en plein centre de St-Arnoult, la culture et le sport en retransmettant des matchs de ligue 1 sur deux écrans, proposant des expositions et concerts, ainsi que des Happy hours.

Françoise Boyer

Sous influence #2

A l'occasion de la journée des droits des femmes, Amnesty International et les Bobines du Léman organisaient la projection du film Le Cahier.
Réalisé par l'iranienne Hana Makhmalbaf, ce film raconte le parcours semé d'embûches d'une petite fille afghane souhaitant se rendre à l'école.
En chemin, elle croise la route de petits garçons jouant à la guerre.
Ils imitent les actes des adultes et répètent leurs paroles: "Nous sommes les talibans [...] le rouge à lèvre est péché, tu devrais avoir honte, nous allons te lapider". Un peu plus tard ces mêmes garçons ont changé de rôle mais le jeu reste tout aussi cruel: "nous sommes les américains, les mains en l'air! Où allez-vous sales terroristes? Meurs, bâtard!"

 

Sur le site consacré au film (aujourd'hui fermé), Hana Makhmalbaf déclarait: « Ce film-là ne parle pas seulement de la guerre ou d’une région mais de l’enfant en général : ceux qui ont été influencés par leurs parents, et là où il y a des violences quotidiennes »

C'est sur ce thème là que je souhaitais réfléchir en travaillant sur la série "La Violence Ordinaire". Je ne parle pas seulement de guerre, d'armes à feu ou de maltraitance, mais d'une violence plus générale, plus sournoise qui s'invite dans nos paroles et nos actes au quotidien et que l'on transmet malgré nous.

 

Vous pouvez toujours voir une partie de mon travail portant sur ce thème au Cub'. L'exposition s'y tient jusqu'à samedi 15 mars inclut.

 

Je vous laisse avec cet article écrit par David Ramolet et parut le 28 février dans l’Écho Républicain:

Le Cub’est un lieu éminemment culturel qui, depuis l’été dernier, multiplie les animations artistiques pour le plus grand plaisir des Arnolphiens.

Géré par Christian Bonenfant, ce pub, situé 71 rue Charles-de-Gaulle à Saint-Arnoult-en-Yvelines, a la particularité, entre autres, d’ouvrir ses portes à des artistes de la région. Aussi, depuis la mi-février et jusqu’au samedi 15 mars, Laura Zimmermann y expose ses dessins et ses peintures. Les œuvres présentées sont d’une série, “Violence Ordinaire”, sur laquelle l’artiste travaille depuis deux ans.

« Cette violence avec laquelle nous vivons tous »

« À cette époque, je venais de découvrir l’éducation et la communication non-violente. Je me suis alors aperçue que la majorité d’entre nous véhicule de la violence sans même s’en apercevoir et la transmet aux personnes qui nous entourent. Les enfants reçoivent de plein fouet cette violence et l’absorbent jusqu’à la transmettre à leur tour », confie Laura Zimmermann.

Les peintures et les dessins représentent des enfants jouant avec des armes à feu. Selon l’artiste, que ces dernières soient réelles ou factices importent peu. « Elles matérialisent cette violence avec laquelle nous vivons tous. » Malgré le sujet dramatique, l’œuvre de la jeune femme est toujours empreint d’une singulière sensibilité qui s’avère être la signature de l’artiste.

Bien qu’elle vive à Cernay-la-Ville, Laura Zimmermann aime par-dessus tout changer d’air et aller découvrir la culture et les coutumes de lointains pays. Elle a appris à travailler de nouvelles couleurs à San Fransisco et a réalisé des portraits d’enfants au Sénégal.

David Ramolet